- 100% Terrestre -

Un petit debrief de mon partenaire de jeu Khorbier, sur notre magnifique partie de Dystopian Wars en Terrestre.

Il y a quelques semaines, Hiigara et moi nous sommes affrontés sur une partie de Dystopian Wars. La spécificité de cette partie est que c’était notre première fois en « full terrestre ». En effet, nous avions décidé de tester cet aspect peu usité de ce jeu. Nos figurines étaient prêtes et n’attendaient que le feu…

Nous décidâmes de faire cela simplement pour cette première expérience. Pas de cartes de jeu, pas de scénario compliqué ; nous nous lancions donc dans un simple affrontement brutal !
La première difficulté fut de mettre une table de jeu cohérente en place. Nous fûmes en effet confrontés à un des soucis du jeu : sa cohérence au niveau de l’échelle. En effet, comment faire une ville dont les rues peuvent être praticables même pour des mastodontes comme les medium tanks ? Concernant les forêts, quelle taille leur donner ? Tant de questions assez dures à trancher pour des mecs maniaques comme nous deux. Nous avons finalement retourné ma pièce de jeu en quête de décors et d’une solution convenable que vous pouvez apprécier sur le cliché ci-dessous.

La photo suivante vous montre nos déploiements respectifs. Notez la plaque transparente côté russe : cela représente la localisation de l’énigmatique Vorkuta Land Driller.

Les forces en présence représente le contenu des boîtes de base terrestres de chaque camp, avec une petite variation pour le joueur russe qui s’est fait plaisir avec sa foreuse… Parmi les blindés de l’est, on pouvait distinguer les très profilés Kamchatka (nom rappelant les douces heures passées à jouer à Risk… héhé).

Côté français, le gros des troupes est représenté par les simples mais bien équipés Focault. Une unité pour chaque flanc a été déployée.

Les hostilités furent engagées sans sommation. Les Tiny flyers des deux camps se lancent en avant. Les forces aériennes russes étaient composées de bombardiers. En face, les français n’ayant accès qu’aux torpilleurs ou aux chasseurs, en terrestre, le choix fut rapide. Les chasseurs français se lancent donc également en avant, essayant de se positionner au mieux pour intercepter les avions ennemis. La bataille du ciel s’engage.

Alors que les deux forces s’avancent de manière décidée l’une vers l’autre, c’est notamment dans la ville que les premiers échanges de feu ont lieu. Les tanks légers, plus rapides, en décousent déjà. Mieux équipés, les blindés russes prennent l’avantage.

Si les français prennent l’avantage dans les airs en stoppant les tentatives russes, c’est une autre partie qui se joue au sol. Les Kamchatka entre dans la danse et sème la mort dans les lignes adverses.

Le cliché ci-dessous présente une vue d’ensemble de la bataille. Il manque sur la gauche une unité de blindés légers français qui tentent un contournement après avoir éliminé leurs homologues russes. Les bombardes françaises (au centre) se sont mises en branle mais n’ont rien endommagé, alors que celles de l’ennemi les ont atteintes (gabarits circulaires visibles). Les forteresses mobiles des deux camps ne sont pas encore entrées dans la danse…

Les français se réveillent et prennent pied dans la zone urbaine. Les Focault distribuent la mort aux différentes unités adverses, appuyés par des chasseurs et le Bastille. Ce sont surtout les Volochoks russes qui trinquent, subissant de lourds dommages.

Sur le flanc gauche, les Kamchatka mettent fin aux espoirs français de résistance. Avec des tirs bien ajustés et des assauts rondement menés, l’unité de Focault dévisse.

C’est alors qu’intervient l’évènement qui change le cours d’une bataille : le monstrueux Vorkuta sort de terre précisément devant le Bastille, lui coupant toute avancée !

Le puissant Belgorod, soutenu par les blindés déversés par le Driller nouvellement arrivé, se lance dans la suppression des unités françaises du périmètre. La ville est en passe d’être nettoyée de la présence française, alors que le Bastille s’empêtre dans de vaines manœuvres afin de redevenir mobile.

La dernière photo permet de constater la victoire sans équivoque des russes. Seul le Bastille demeure, mais sans soutien, sa reddition est inéluctable…

Cette partie fut très agréable et assez fluide malgré nos hésitations sur quelques points de règle. La découverte des possibilités offertes par le terrestre s’est faite dans la douleur me concernant (je me rends compte au bout de deux tours coincé par une damnée foreuse que la marche arrière existe !).
Mais au final, le terrestre apparaît comme une alternative très sympathique. La grosse nouveauté est l’importance des décors. En effet, dans cette version du jeu, le terrain est autant votre ennemi que votre ami : il faut en jouer et l’exploiter au maximum. Si les blindés se meuvent plus facilement que les bateaux, ils n’en demeurent pas moins régis par des règles de manœuvres qu’il faut gérer convenablement au risque de perdre des tirs ou d’autres possibilités.
Après une seule partie, c’est assez difficile de juger, mais les profils des unités nous ont semblé équilibrés. Si les tanks légers paraissent inutiles en dehors des combats avec leurs homologues, leur grande mobilité et leur nombre deviendra très intéressants dans des parties scénarisées avec prise d’objectifs.
Bref, le terrestre c’est bon, mangez-en !

Quelques photos en bonus :


- Haut de Page - Accueil -